La semaine mondiale pour les alternatives aux pesticides

La semaine mondiale pour les alternatives aux pesticides

Du 20 au 30 mars 206 s’est déroulée la semaine mondiale pour les alternatives aux pesticides. L’occasion de mettre en avant les solutions alternatives aux pesticides et d’aller vers une agriculture plus propre, plus respectueuse de l’environnement et plus saine. Dans toute la France, des évènements ont été organisés pour cette semaine, preuve que les mentalités changent.

La 11e édition

Cette année, il s’agissait de la 11e édition de la semaine pour les alternatives aux pesticides. Cela fait donc plus de dix ans que les 10 premiers jours du printemps coïncident avec cet évènement, ou plus précisément ces évènements. En effet, en France et dans une vingtaine d’autres pays, plus de 1 000 évènements ont été organisés à l’occasion de ces 10 jours. Chaque année, le nombre de mobilisations s’accentue prouvant que l’agriculture plus responsable est un enjeu qui sensibilise de plus en plus de personnes à travers le monde. Nous n’avons pas encore les chiffres de cette 11e édition, mais nous espérons que le succès a été au rendez-vous et que cette semaine pour les alternatives aux pesticides a permis de convaincre de nouvelles personnes pour lutter contre les pesticides et favoriser les solutions alternatives.

Des pesticides destructeurs

Les pesticides sont un poison pour l’environnement et ceux qui vivent dans cet environnement, c’est-à-dire toutes les espèces animales et nous les hommes. Non seulement ces pesticides s’infiltrent et polluent les sols, mais ils se déversent également dans les sources d’eau et dans les rivières. Même les eaux de pluie en sont infectées.

Ce sont de véritables produits toxiques qui sont pourtant encore utilisés par de nombreuses productions agricoles dans l’élevage de leurs cultures. Afin d’éliminer les parasites et de favoriser la bonne croissance des fruits, des légumes et des céréales, certains sont prêts à utiliser des pesticides dont des résidus vont rester dans l’aliment en lui-même que l’on va ensuite retrouver dans nos super marchés. Il est temps de mettre fin à cette pratique en encourageant l’agriculture bio.

Et qui coutent plus cher qu’ils ne rapportent

En plus, il est désormais prouvé que les pesticides coûtent plus qu’ils ne rapportent. Ces récentes études évoquent notamment les coûts cachés. On distingue 3 catégories de coûts cachés :

-  Sanitaires : frais de santé, perte de productivité liée aux travailleurs malades, etc.

-  Environnementaux : dégâts écologiques et notamment les services écosystémiques de la nature comme la pollinisation

-  Réglementaires : les coûts liés à la réglementation, au contrôle de ces pesticides, à l’assainissement des eaux, etc.

A quand l’année sans pesticide ?

On espère qu’un jour, plus qu’une semaine que ce soit l’année qui soit entièrement dédiée aux alternatives aux pesticides. Cela voudra dire que ces solutions alternatives ont gagné la bataille et sont devenues la nouvelle norme. Auquel cas, les pesticides seront définitivement interdits et l’agriculture totalement bio sur l’ensemble du territoire français, et dans de nombreux autres pays. Tout cela peut paraître encore loin, mais les mentalités ne cessent d’évoluer dans le bon sens.


Avis La semaine mondiale pour les alternatives aux pesticides :